Exemples de sinistre
Cas n°1 : arrêt dexploitation dune plateforme dinfogérance
Suite à une erreur d'appréciation dun canadair sur une ligne à haute tension, une plateforme dinfogérance ne peut opérer.
Montant indemnisé : 800 K€ au titre du déni de service et de la perte de marge suite à larrêt dactivité
Cas n°2 : retard dexécution
Suite à de multiples retards dans lexécution dun contrat dintégration dun ERP, celui-ci est résilié. Un expert technique est mandaté et intervient en prévension.
Montant réglé à titre indemnitaire pour éviter une procédure judiciaire : 2,4 M€
Cas n°3 : effacement de données chez un client sans sauvegarde préalable de celles-ci
Préjudice réglé pour indemniser le temps passé pour reconstituer les données : 76 K€
Cas n°4 : défaut de conseil dans la préconisation dun nouvel environnement informatique.
Montant réglé à titre indemnitaire pour éviter une procédure judiciaire : 450 K€, représentant la prise en charge des surcoûts du matériel informatique, les licences et les frais de défense
Cas n°5 : bug dans un progiciel de calcul de TVA
Montant réglé à titre indemnitaire pour éviter une procédure judiciaire : 200 K€.
Cas n°6 : engagement de délai
Une SSII signe avec une personne publique un contrat de réalisation et dintégration dun logiciel avec un engagement de délai
La livraison dune des tranches a été reportée à trois reprises. Puis, les cocontractants ont convenu par un avenant de nouvelles conditions de livraison et de paiement pour aboutir au démarrage opérationnel du projet avec un nouveau délai impératif. Le logiciel a été livré et installé sur le serveur pour débuter les tests techniques. Lors de la phase de vérification fonctionnelle, les parties constatent la persistance dun certain nombre danomalies. Le client refuse de recetter cette phase, puis refuse la livraison de lapplication corrigée.
Coût (frais de procédure) : 90 K€
À retenir : il est préférable de ne pas communiquer au client les conclusions des audits internes de suivi de projet
Cas n°7
Une SSII est retenue par un distributeur pour intégrer un progiciel de CRM dans le cadre dun marché au forfait. Au bout de trois ans, le projet nest pas finalisé (problèmes de stabilisation), la SSII a dépensé 130 % du montant du marché et le client na réglé que le tiers des factures.
Causes identifiées : manque de maturité de léquipe du projet qui acceptait toutes nouvelles demandes, mêmes les plus irréalisables, sans les relever lors des comités de pilotages. Deux options :
-arrêter le projet avec pour conséquences un contentieux et la perte du client ?
-continuer le projet à perte ?
LAssureur est intervenu au titre de la garantie de bonne fin en prenant en charge :
-létude de la faisabilité du projet grâce à lavis dexperts technique et juridique (20 K€)
-le maintien de léquipe pendant plus dun an pour finaliser le projet (700 K€)
Cas n°8 : ERP et support de léditeur
Lors dun projet dintégration au forfait dun progiciel ERP avec plusieurs intervenants, la SSII qui devait intégrer le progiciel a été confrontée à une difficulté de stabilisation du progiciel et na pas eu le support nécessaire de léditeur. Lexpert judiciaire après 18 mois a conclu que léchec du projet résultait à plus de 75 % de léditeur. En effet, le problème était lié au noyau dur du progiciel. Malgré une solution de contournement peu onéreuse de la SSII, le client préféra abandonner le projet.
Le client a assigné la SSII en réclamant environ 20.000.000 €, la SSII a appelé en garantie léditeur. La procédure est en cours. À ce jour les frais de défense (hors coûts internes) de la SSII sélève à 600 K€.
Cas n°9 : propriété du logiciel
Un sous-traitant revendique la propriété du logiciel développé, et assigne devant les juridictions civile et pénale en contrefaçon de logiciel son ancien donneur dordre.
Enjeu : 2 M€ et larrêt de lactivité pour léditeur.
La procédure est toujours en cours et les frais de défense (hors coût interne) sélèvent pour léditeur à 150K€.
Cas n°10 : royalties dun ancien salarié
Un ancien salarié qui a participé à la conception dun jeu vidéo revendique des royalties à la suite du succès commercial de celui-ci. La procédure est en cours.
Enjeu : 12 M€ et image de marque
Cas n°11 : concurrence entre éditeurs
Le concurrent dun éditeur français veut le déstabiliser lors de son implantation en Amérique du nord, et lassigne en justice sur les fondements de la contrefaçon de logiciel et la concurrence déloyale pour avoir tiré profit du savoir-faire dun de ses ex-salariés.
Après six années de procédure, ce concurrent a été débouté. Le coût des frais de défense (hors coûts internes) sest élevé à 8 M $. Ils ont été pris en charge par lassureur.
Cas n°12 : contrefaçon de brevet
Un éditeur logiciel français est mis en cause aux USA avec dautres éditeurs par un concurrent sur le fondement de la contrefaçon de brevet. Après 15 mois de négociations, un accord transactionnel est signé.
Le montant de lindemnité prise en charge par lassureur est de 500 000 €.
Les frais davocats pris en charge par lassureur représentent 300 000 €.